samedi 15 février 2020

Pyjama pour homme



Un fois n'est pas coutume, j'ai cousu pour mon conjoint… Et à sa demande, s'il vous plait.

Il m'a demandé un pyjama. Oui, ça fait pas fou-fou dit comme ça… Oui un pyjama. Certains en portent encore… L'homme de la maison est de ceux là.
Par expérience, nous savons que les pyjamas (surtout les 1er prix) finissent par rétrécir, donnant à l'allure générale un coté péquenaud-pêche-aux-moules pas des plus sex...

Bref, un bon pyj, faut y mettre le prix. Et comme l'Homme est radin sur certains achats, et la Dame couturière…. j'ai dit ok.

J'ai profité des soldes sur Bennytex pour acheter du jersey noir pour le haut et du coton à motifs discrets pour le bas.


J'ai fait le pantalon en me basant sur un bas de pyjama… mais j'ai oublié de tenir compte du fait que celui qui m'a servi de modèle était en maille extensible.
Du coup, celui que j'ai cousu est un peu étroit à l'enfilage et au porté. Pour être très honnête, il est même très ajusté, pour ne pas dire moulant.
L'Homme ne s'en plaint pas et le trouve confortable… Une taille supplémentaire aurait largement convenu… comment dire….Là, il est tellement près du corps ce fute qu'il ne laisse aucune place au mystère disons. (En même temps je sais déjà ce qu'il y a dessous…).
Pour la ceinture, j'ai utilisé une bande du jersey du tee-shirt dans lequel j'ai passé un gros élastique plat.


Pour le tee-shirt, j'ai utilisé le patron gratuit "Hercule" de Urban Fairy, avec finition col rond.
J'ai respecté le cahier des charges : basique de chez basique. All Black. Je l'ai volontairement taillé large pour plus d'aisance. J'ai ajouté des manches longues (le patron les prévoit courtes).



Globalement c'est pas mal si ce n'est ce pantalon tout juste assez large. L'avantage du sur-mesure, c'est quand même de pouvoir avoir des longueurs nickels (l'Homme étant grand et mince, c'est souvent feu de plancher et manches à peine assez longues).

Je crois qu'il est content.
(#teamjoieinterieure)

Il a même accepté que je prenne quelques photos au réveil…. Dingue.



lundi 3 février 2020

Tee shirt Camélia Superbison (version B)


J'ai reçu en cadeau le super patron du tee-shirt Camélia de Superbison. Ca ressemble à un patron de "basique" mais c'est tout sauf un basique… Il existe 4 versions très différentes de ce patron, et deux possibilité de finitions pour le bas (arrondi ou droit).

Moi, j'ai littéralement craqué sur la version B avec ses empiècements épaules et dos.



C'est donc avec ce modèle en tête que je me suis mise en quête de jersey sympa. J'ai trouvé chez Tissu Myrtille Orvault un jersey tacheté tout joli, que j'ai pu associer à un autre jersey uni assorti.



Après, que dire ? Le patron est lisible (moi j'ai la version PDF imprimée sur Traceur qui compte pas moins de 3 feuilles), les explications limpides….
J'ai décalqué, coupé le calque, le tissu et cousu en une soirée.



La surjeteuse m'a permis de tester enfin pour la première fois la couture du jersey propre et nette.

Un régal.
Je n'en reviens pas moi-même d'avoir réussi à faire ce joli col en V.



Le tee-shirt taille convenablement même si je trouve que ce tissu montre plus les défauts qu'il ne les cache... Cela n'a rien à voir avec le patron.

Camélia est une pépite et il me tarde de recoudre d'autres versions, avec des empiècements de dentelles, des volants…. Les possibilités sont infinies. Merci Superbison !



Ma première culotte cousue main


J'ai participé samedi dernier à un atelier "je couds ma petite culotte" dans la boutique Mercerine de Leclerc Nantes Paridis.
C'était un cadeau d'anniversaire (en avance) offert par l'amoureux.

L'atelier, d'une durée de 3 heures était animé par la grande papesse du genre : Charlotte Jaubert.
A 27 ans, elle a déjà écrit deux livres pour apprendre à coudre sa lingerie et ses maillots de bains, elle donne des cours de couture (en vrai et en vidéo), créé des costumes de scène et est en train de préparer sa ligne de maillots de bains.
Bref, pas n'importe qui quoi...

Alors au moment de l'inscription, le magasin m'a remis une liste de fournitures à acheter… Sans trop de précisions.
J'ai trouvé une très jolie dentelle vert émeraude à l'Atelier des Tissus, ainsi que du jersey de bambou pour le fond de culotte. En revanche, je n'ai jamais réussi à mettre la main sur des élastiques dans les mêmes tons.... J'ai écumé plusieurs Merceries Nantaises (Mercerine, l'Atelier, Mondial et même Myrtille…).... sans jamais trouver autre chose que du blanc, du noir, du nude…. un peu de rouge et de bleu à la rigueur.


Bref, je me suis rabattue sur du noir que je trouvais moins classe. La bonne surprise est quand même le prix des fournitures : moins de de 10 balles, et largement de tissu de reste pour faire deux culottes de plus.

Au début de l'atelier, Charlotte a commencé par nous expliquer les différentes matières… naturelles, synthétique.... Puis comment "sentir" le sens d'élasticité de nos matières pour les couper convenablement. Il faut choisir la tension la plus ferme dans le sens de la largeur de la culotte.
Plumetis, résille, dentelle, jersey… En fonction de la "souplesse", elle nous a orienté sur des élastiques…. en privilégiant les plus fermes pour le tour de taille et les plus souples pour le tour de cuisse.



J'avais peur que les 3 heures soient longues à passer, moi qui ne suis plus habituée à aller "à l'école".
Mais finalement, je ne les ai pas vues défiler.
Découpe du patron, des tissus… coutures de bâti, puis zig zag et surjeteuse…. et finalement, la culotte prend forme, avec des finitions pas si mal pour une première.

Au cours nous étions 4 couturières, plus la chargée d'animations du magasin. Bref, en tout petit comité, idéal pour apprendre et échanger.

J'ai apprécié les qualités pédagogiques de ma prof d'une après midi. Elle nous a donné de bons conseils et parmi eux le plus important : celui de ne pas se mettre la pression, d'accepter que la première culotte soit imparfaite.



Au final, je trouve que ce n'est pas si compliqué de coudre une culotte. La principale difficulté selon moi est de "doser" la tension de l'élastique.

J'ai aimé ce moment, rencontré de sympathiques couturières de la région. J'ai aussi particulièrement apprécié que l'atelier ne finisse pas tout pile à l'heure prévue. Charlotte et l'animatrice du magasin sont restées avec nous presque 3/4 d'heure de plus pour finir, tranquillement, sans pression. La classe.

A la fin, j'ai troqué un bout de ma dentelle verte contre un bout de la dentelle noire d'une autre participante. Et ce midi, je suis retournée acheter du biais élastique…. Charlotte avait prévenu : la couture de culotte est addictive. J'ai hâte de continuer et de m'améliorer !




lundi 13 janvier 2020

Ma résolution couture pour 2020 : reprendre les projets mal ajustés


Je me suis rendue compte que j'avais cousu quelques vêtements ces derniers temps qui ne m'allaient pas supers bien.

Malgré mes efforts pour prendre mes mesures et suivre les indications des patrons, je me suis retrouvée en fin d'année avec une jupe sister mini de Vanessa Pouzet et un pantalon Loulou de maison Fauve trop larges.

Après avoir porté ma jupe deux fois, je l'ai posé dans un coin, un peu dépitée : elle me tombait sur les hanches et, en lieu et place de ma jolie jupe ajustée, je me retrouvais avec une jupe avec un rendu tout droit, archi classique.

Quant au pantalon Loulou, j'avais tenté un rattraper le coup en insérant un élastique à la ceinture dans le dos... Alors oui, sur les photos de l'article c'était passable encore que je n'avais pas publié de photo du dos. Et pourquoi ça ? Pas par pudeur...non… Mais pour cacher des plis pas tops sur le cul.
Voilà, j'avoue.

Autant la jupe m'avait couté 10 balles… Autant le fute m'avait couté pas loin du triple (sans compter les patrons). Alors je me suis dit, merde, je ne suis pas plus nulle qu'une autre techniquement. Le problème, c'est la flemme… Bah ouais.
C'est quand même plus excitant de coudre que de découdre.


Pas grave. Je me suis lancée avec mon découd-vite. Raboule, le falzar… Et vas-y que je te démonte la ceinture, le zip …. Etape qui à m'a quand même occupé une bonne soirée, et ruiné la vue. Bah oui… le fil noir, sur le gris à chevron pas top. J'ai raboté à mort des deux cotés, réduit la ceinture et remonté tout le haut du pantalon. Et là, miracle, tout tombe nickel. Mais le vrai miracle c'est surtout que c'est propre. Oui, impeccable. C'est quand même hyper satisfaisant. j'y ai passé deus soirées, en prenant mon temps… Mais mon Loulou ressemble enfin à ce qui m'avait tant plu sur le site de créatrice. 




Il est surtout portable et confortable !!! Et je suis contente d'avoir viré mon rafistolage à l'arrache avec l'élastique dans la ceinture. Du coup, fini les plis disgracieux au dos… Je n'ai plus honte de montrer la face B de ce pantalon… (Face B comme boule, ou Beyoncé… of course).



Pour la jupette, par flemmasse encore, j'avais tenté un premier rafistolage de la taille trop large.
Quand j'y pense c'est tellement bête de faire ça. Je m'applique pendant des heures à décalquer, découper, assembler… et je tente une m**** pour récupérer ça… Ca n'a pas de sens.
Alors j'ai démonté là aussi mon bricolage pas digne de ce super patron. J'ai démonté la jupe, j'ai repris les côtés, et tout remis en place.
Franchement, j'y ai passé peu de temps.
Le plus long, comme à chaque fois, c'est découdre.

Mais, sans déconner, elle est tellement plus belle cette jupe ajustée !! Plus serrée, plus courte, plus mieux quoi. Je ne ressemble plus à une directrice de pensionnat…(mais pas non plus à Britney, ouf !).



Bref, c'est sans regrets.
Le mieux serait de couper juste du premier coup, ou, au moins de faire des toiles… Je continue mon apprentissage de couturière amatrice et autodidacte...



Mais ces deux expériences de reprises m'ont surtout montré que j'étais capable, qu'il suffisait de prendre son temps, de se faire confiance...



Voilà, c'est cool.
Je ne sais pas si ça valait une tartine pareille mais je suis tellement contente d'améliorer la qualité de ce que je couds que je voulais le partager.

Vivement ma prochaine erreur que je progresse  !

mercredi 1 janvier 2020

Sacs à vrac réutilisables - zéro déchets



Je démarre l'année comme je l'ai terminée : en cousant.

J'avais envie aujourd'hui de coudre un petit truc simple. Ca tombe bien, j'avais dans un coin de mon atelier un kit acheté au salon créativa 2019 de Nantes.

Sur le stand de la boutique "Quartier des tissus" (boutique située à Montaigu), j'avais trouvé un joli kit pour coudre des sacs réutilisables pour acheter les fruits et légumes en vrac.



Je m'y suis donc mise en début d'après midi de ce premier jour de l'an 2020.

Ce projet s'inscrit pleinement dans cette prise de conscience générale, et aussi de notre famille, de faire un peu plus gaffe à nos déchets. J'ai offert des lingettes démaquillantes réutilisables à Noël (faudra que je fasse un article), j'essaie d'optimiser mes chutes de tissus… et globalement, nous essayons, à notre niveau, de consommer plus local, de saison… de refuser les suremballages.



Sur le stand, j'avais donc choisi ce kit tout près, composé de mesh (le filet), de coton, de cordon et de 3 stop cordons. Le tuto illustré étant fourni. Le kit permet de faire un grand sac et deux petits. Il me reste encore du coton à la fin de ce projet.



Parmi tous les kits proposés, j'ai choisi celui ci avec ses tons oranges délicieusement vintage.
Le tissu à fleurs me rappelait les désuets rideaux de l'auvent de caravane de mes grands parents. Oui oui…. comme une madeleine de Proust.

J'ai cousu mes 3 sacs en assemblant quasiment tout à la surjeteuse, excepté le ruban pour la coulisse du haut. Bref, du simple, du rapide, de l'utile.



A mon grand étonnement, le mesh se coud hyper facilement. J'avais peur que le filet glisse ou s'accroche dans les griffes d'entrainement de la machine ou de la surjeteuse …. Mais non, nickel.



Je pense qu'en j'en ferai d'autres, de formes différentes (plus larges …). Et je garde cette idée en tête pour de futurs cadeaux faits-mains.



lundi 30 décembre 2019

Pantalon Loulou de Maison Fauve


Lorsque Emilie de Maison Fauve a sorti sa collection "Sew me Arty", j'ai tout de suite flashé sur le patron du pantalon Loulou.
Je n'ai jamais cousu de pantalon parce je ne suis jamais tombée sur un patron qui me faisait envie, et parce que cela me semblait inaccessible. Loulou est arrivé, comme une évidence. Je l'ai donc mis sur ma liste au Père Noël et c'est ma belle-soeur qui me l'a offert.
Déjà, comme toutes celles qui ont reçu ce patron l'ont souligné, l'emballage est juste splendide. La pochette est magnifique avec un joli touché "soft touch". Bref, rien que l'extérieur est une invitation à coudre Loulou.



J'ai pris mes mesures mais j'ai dû me planter quelque part (encore !!)  car j'ai du reprendre de partout.
Selon le tableau, il me fallait 42 à la taille. 38 aux hanches et 36 aux cuisses. Une bouteille d'Orangina, comme je le dis tout le temps.

Pour mon Loulou, j'ai trouvé un joli tissu à l'Atelier des tissus, légèrement extensible comme préconisé. Il s'agit d'une espèce de lainage à chevrons gris et noirs que j'ai associé à un passepoil noir discret. Une précédente expérience, non concluante, m'a convaincue de ne pas trop attirer l'attention sur cette partie là, au risque de faire un peu "barrique", hélas.




J'ai donc adapté le patron pour passer de mon 42 à la taille au 38 aux hanches sans trop de soucis. Je commence à capter comment faire.
Je me suis plantée en décalquant la ceinture. A plusieurs reprises, j'ai trouvé que les tracés 40 et 42 se ressemblaient sur la planche. Donc au moment d'assembler la ceinture, je me suis rendue compte de mon erreur. Il a donc fallu redécalquer, recouper et ré-entoiler cette partie. La première ceinture trop petite m'a permis de m'entrainer sur les boutonnières.



Découpe et assemblage des jambes, des poches, du zip invisible, pinces, passepoil aux poches : tout nickel.
J'ai même poussé l'audace jusqu'à en faire un maximum à la surjeteuse… Oui oui, la surjeteuse que j'ai sorti du carton il y a quelques jours.
Les explications du livret sont très claires à chaque étape.
En revanche, j'ai sauté l'option de la poche passepoilée. Je ne le sentais pas du tout. Et c'est la seule partie des explications que j'ai eu du mal à capter. Ce sera pour la prochaine version.



Il me restait donc la ceinture à assembler et j'ai commencé à galérer…. Je me suis rendue compte à ce moment là que le fute serait trop large. J'ai donc modifié les pinces avant et arrières pour les creuser davantage et gagner quelques cm. Mon tissu était un peu mou, même entoilé… j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour arriver à quelque chose de propre.

J'ai assemblé la ceinture et à l'essayage pas top. Même en mettant le bouton le plus loin possible, tout était trop large. Taille, cuisses…. vraiment bof. Ca donnait une espèce d'effet loose, limite jogging… Loin très loin du Loulou du site de Maison Fauve qui m'avait tant tapé dans l'œil.



J'ai repris 1 cm sur la largeur des jambes. Pour récupérer la taille, j'ai fait une hérésie (pardon à la créatrice) : j'ai décousu un peu la taille pour y insérer un petit bout d'élastique dans le dos. C'est pas joli joli mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour rattraper ma boulette sur la taille. Ca fait quelques plis aux fesses malheureusement.
En attendant mon pantalon est portable ainsi et cela ne se voit pas trop.
J'ai choisi de faire l'ourlet sur le revers, je trouve ca plus sympa.



Bon, on va dire que j'aurais dû faire une toile. Que ce pantalon sera MA toile.
Je pense que couper en 40 pour le tour de taille (comme ceux que j'achète dans le commerce) sera suffisant et peut-être même encore un peu grand.

Il rend bien avec des petites baskets tout comme les escarpins, même si je personnellement je préfère la deuxième option.





lundi 16 décembre 2019

Jupe Sister Mini de Vanessa Pouzet


C'est mon quatrième patron de Vanessa Pouzet, après la jupe midi, la jupe twist et la cape pour ma petite.

J'aime les patrons de cette créatrice. Ils sont abordables techniquement et financièrement (6,90 euros).
J'avais repéré depuis longtemps celui de la mini-jupe sister-mini en attendant d'avoir un projet plus précis.



Cette année, je vois du tissu écossais partout… Et alors que le tartan me filait carrément de l'urticaire il y a peu, je trouve désormais un certain charme aux carreaux.

Alors voilà, j'ai craqué sur ce joli tissu rouge chez Mercerine, la nouvelle boutique de Paridis.



Le patron de Vanessa Pouzet est très simple et tient en 8 pages A4.
Le métrage de tissu nécessaire est minuscule : 55 cm, pour le tissu et autant pour la doublure.
Avec les bricoles de mercerie, et sans compter le patron, la jupe m'a couté autour de 10 balles.
Autant dire, que dalle.



Bien que le patron soit simplissime, j'ai appris au moins deux choses avec cette jupe. Primo, j'ai posé une doublure, secundo, j'ai appris l'existence des bandes de droit fil, pour rigidifier les coutures.

Alors par contre je n'ai rien compris au tableau des tailles. Je m'habille en 38-40 dans le commerce. Selon les mesures du patron, il me fallait un grand 42 à la taille, un 40 aux hanches, et un 38 aux cuisses. (j'en conclu que je suis gaulée comme une bouteille d'Orangina). J'ai donc redessiné les lignes du patron à mes mesures.



Mais le résultat s'est avéré vraiment beaucoup trop grand. J'ai du raboter au moins 3 cm de chaque côté…. Et là encore, après l'avoir portée une journée, je trouve qu'elle me tombe sur les hanches et qu'elle n'est pas assez ajustée. Il faudra que je la reprenne encore un peu.

Mais aujourd'hui, j'ai eu plaisir à porter cette jupe tartan, rouge pétante. Elle n'est pas passée inaperçue… que ce soit par sa couleur ou son zip audacieux devant.


 Bref, avec quelques ajustements ce sera parfait. Il y aura d'autres Sister-Mini... Je pense dans des tissus plus lourds type jacquard.

Bref, j'adore.

lundi 2 décembre 2019

Blouse Cléo de Make my Lemonade



Il y a quelques mois, Lud, ma belle-sœur a eu la bonne idée de m'offrir le patron de la blouse Cléo de Make my Lemonade. Un vrai patron pochette, mon premier, qu'elle est allée choisir dans la boutique à deux pas de chez elle.

Je l'ai gardé un moment, en me disant que j'attendrais l'automne (manches longues oblige) pour m'y mettre. Et j'avais peur de buter sur certaines difficultés et notamment les poignets à boutonnières.



En parallèle, je cherchais un tissu sympa… Fluide et pas trop épais pour éviter l'effet carton.
J'ai trouvé mon bonheur en fouinant dans les "vides-ateliers" sur instagram. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, tu t'abonnes à une personne qui vends son stock. Rendez-vous est pris à heure définie… Et la personne "poste" ses photos de tissus, annonce un prix. Le premier qui commente remporte le lot. En général, les tissus à la vente sont de petits coupons ou des chutes. "Destock_Atelier" propose des fins de rouleaux (issus probablement de son activité professionnelle). Mais des fins de rouleaux de plusieurs mètres...et tu peux choisir des multiples d'un mètre.
Ce merveilleux twill de viscose couleur sapin à motif tulipes ne m'a coûté que 7 euros du mètre. J'ai profité de cette vente pour acheter d'autres tissus, de la double gaze céladon et une autre jaune citron que je garde pour le printemps.



Revenons à Cléo.
Ce n'est pas une coupe habituelle pour moi : col bateau et manches bouffantes.

J'ai vraiment l'impression d'être montée d'un cran au niveau des finitions de cette blouse :
Déjà, par les coutures anglaises à l'intérieure. Y a pas a dire, c'est nickel archi propre.



J'ai aussi découvert les fentes indéchirables aux avants-bras, finies par une bande posée comme un biais….

J'ai aussi fait mes premiers poignets… sans que le résultat ne soit trop merdique. Cela m'ouvre le champs des possibles pour coudre des chemisiers et des chemises. Et histoire de pousser un peu le bouchon… j'ai aussi fait des boutonnières. Ce n'était pas les premières mais presque… et surtout sur un vêtement pour moi  (mes enfants sont moins exigeants sur les finitions).
J'ai quand même un peu flippé au moment de les coudres. C'est presque nickel.



J'ai rarement pris autant de temps pour coudre un vêtement. Le décalquer, le découper et l'assembler.
J'ai étalé les 3 étapes sur plusieurs semaines et ait cousu sur un week-end lentement. Et j'ai pris une bonne leçon de patience. Je n'ai quasiment pas utilisé le découd-vite.
Le patron est parfaitement taillé et s'emboîte impeccablement.

Je regrette néanmoins d'avoir suivi le guide des tailles qui conseillait de choisir en fonction de son tour de poitrine… J'ai coupé en 42 et le 40 aurait suffit finalement. Je trouve ma Cléo un peu large de partout, col, côtés, bras.



Le guide qui accompagne le patron n'est pas mal fichu mais survole un peu trop à mon sens certains points.
- Déjà, le thermocollant n'est pas précisé dans "la liste de courses" au dos du manuel. Heureusement qu'il m'en restait en stock. Il est mentionné au début des étapes.
- Pareil pour le nombre de boutons… il est indiqué 2 pour les poignets alors qu'il en faut minimum 4.
- Globalement, les illustrations qui accompagnent les textes ne sont pas terribles. Trop petites et pas claires. J'adresse ici un message aux créateurs de patrons : choisissez des tissus unis clairs et des fils contrastés pour imager les pas à pas. Sinon c'est peu lisible. Les textes et symboles sont en revanches assez clairs.
- J'ai trouvé que les étapes pour le montage des poignets manquaient d'explications et/ou d'images explicites (cf point précédent).
- Je me suis bien grattée le crâne pour savoir sur quel coté du poignet faire les boutonnières (on boutonne de l'avant vers l'arrière ou de l'arrière vers l'avant ?). J'ai donc été observer une chemise de Monsieur pour pouvoir avancer.

Mais sincèrement, c'est ajusté au poil. Les manches, les poignets, tout s'emboîte à la perfection.



Petit crash test au porté aujourd'hui : Cléo en 42 est un poil grande pour pour moi. Les manches un tantinet longues pour mes bras de hobbit. Ce twill de viscose est d'un tombé merveilleux… mais un tantinet électrostatique…. et à tendance à coller à mon bide que je préfèrerait planquer.



Mais je l'aime. Parce que ce patron cadeau m'a forcée à sortir des sentiers battus, à oser coudre un vêtement inhabituel dans ma garde-robe. Merci Ludivine pour cette belle idée (et recommence quand tu veux !).

Et merci à Luce pour les photos.

Les boutons roses-dorés viennent de la mercerie en ligne Rascol.