jeudi 7 septembre 2023

Blouse fille - Ottobre Design - 6/2019




Pour une fois, j'ai anticipé les coutures de rentrée... Par contre, ce que je n'avais pas prévu, c'est un démarrage de l'année scolaire avec des température caniculaire !

Pour l'instant, ce joli petit projet attend son heure et les premiers frimas pour être porté.

J'avais ce joli coupon de coton offert par une amie il y a plus d'un an. En checkant le dressing de la petite, j'ai vu qu'une nouvelle blouse à manches longues ne serait pas de trop... Enfin, quand je dis petite.... la bourrique à bien poussé ces derniers mois. Raison de plus pour se lancer dans la couture ! J'essaie de de tenir mes résolutions autant que possible : 

  • ne pas racheter de tissu ou écouler les chutes
  • piocher dans les patrons dont je dispose
J'ai  trouvé mon bonheur dans un ancien numéro du magazine Ottobre Design, Hiver 6/2019.

Il s'agit d'une blouse en apparence assez simple mais qui m'a quand même donné quelques sueurs froides.

Déjà, au moment de décalquer le patron. Bon, vous voyez déjà le topo du patron de magazine : mélange entre un plan du métro de Tokyo et une notice Ikea. 

J'ai bugué dès les début. Il fallait décalquer les pièces imprimées en noir sur une planche précise. Mais il y avait beaucoup plus de pièces que nécessaire sur la feuille.... Des bouts pour rallonger le buste (???) et une espèce d'ovale énorme ne ressemblant à rien. J'ai fini par comprendre que mes pièces servaient à plusieurs patrons du magazine, dont une robe avec des manches pagodes (les fameux tracés ovales bizarres). Bref, ça démarrait déjà bizarrement.

Les pièces dont j'avais besoin

L'autre modèle utilisant le même patron

 Il y a eu aussi quelques moments pénibles avec la confection de liens de manches... Vous savez, ces bidules tous fins... que l'on couds en deux secondes et que l'on met 3 heures à retourner :-)

Les manches elles-mêmes sont chelous. Je vous laisse juger de la forme du patron (pièce 5 sur la photo plus haut).

Beaucoup de tissu pour un rendu étrange : des manches avec une ouverture poignet en diagonale (échancré sur l'intérieur du bras). Bon, faudra voir à l'usage si c'est confortable. Mais une fois encore, je pense qu'Ottobre Design à surtout prévu ces manches biseautées pour les coudres aux fameux poignets "pagodes" de la version robe.


J'ai aussi cousu pour la première fois un biais invisible pour l'encolure. Si l'opération était finalement simple, les explications était plus qu'absconses. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Bref, j'ai connu mieux chez Ottobre Design. J'ai aussi fait un ourlet simple en bas en lieu et place d'une coulisse élastiquée.

Sinon, le résultat est très mignon. Le dos se ferme avec une fente et un bouton à bride. Cela m'a permis de piocher un de mes boutons solitaires en stock.

Si je la refais un jour : je redessinerai les manches et mettrai un poignet élastiqué.



vendredi 21 juillet 2023

Robe trésor - patron superbison

Quand on aime on ne compte pas. Et de 3 pour cette robe Trésor, patron de Super Bison.

Je porte toujours les deux premières, une longue (ma réalisation préférée depuis que je couds, je pense) et un autre en version courte.


Pourquoi refaire une nouvelle fois ce patron alors qu'il existe plein de patron de robes d'été super sympas ? Tout simplement parce qu'il coche toutes les cases : facilité à coudre, agréable à porter et un style qui me convient. J'ai longtemps hésité avec des modèles plus complexes mais je les trouvais au final trop "cérémonie". Moi, je cherche surtout des vêtements à porter tous les jours. J'ai peu d'occasions de me saper : peu d'événements professionnels, pas de mariages ... Autant miser sur une valeur sûre.

Et pourtant, j'ai longtemps hésité avant de donner le premier coup de ciseaux dans ce coupon. Il s'agit d'un tissu acheté au CSF en novembre dernier, sur le stand de Sotissus. J'ai pu y rencontrer Andy de Sotissus et apprécier "en vrai" la qualité de ses produits. Ce tissus là, tout léger mais pas transparent m'avait littéralement happé depuis les allées du Salon. J'aime ce bleu lumineux et bien franc. Le motif est joli et très net. Bref, de la vraie qualité quoi et un plaisir à coudre (et en plus, Andy est aussi sympa en vrai que sur Instagram 😜). Je ne sais pas précisément de quel tissu il s'agit. Je parierai sur un crêpe (de viscose ?).

Pour la réalisation, j'ai un peu lutté pour le zip invisible sur le côté, qui du coup, est un peu plus voyant que prévu. Honnêtement, je crois que c'est la dernière fois que je réalise la robe trésor avec ce zip car j'arrive tout aussi bien à l'enfiler par la tête. Je l'ai faite un peu plus longue que ma précédente version, pour changer un peu. J'ai aussi ajouté une ceinture à nouer toute fine, purement décorative. J'aurai voulu faire l'ourlet roulotté des manches à la surjeteuse mais ma bécane m'a lâchée en cours de projet.... La faute au couteau qui s'est coincé dans un position peu académique. J'ai voulu désenclencher le couteau et il s'est replié à 180 degrés vers le bas, bloquant ainsi les mécanismes. Je l'emmènerai en réparation après l'été. En attendant, j'ai roulotté à la machine. C'est moins net mais ça passe.

Voici donc ma nouvelle robe Trésor, la troisième à intégrer mon dressing mais sûrement pas la dernière !

mercredi 12 juillet 2023

Quand la couture permet de recycler de vieux vêtements

S'il est bien une chose que j'ai observée depuis que j'ai commencé à coudre, c'est que je jette de moins en moins de vêtements.

J'avais déjà l'habitude de donner ce qui était encore en bon état et je jetais le reste. Mais maintenant que je sais me servir d'une machine à coudre, la durée de vie de mes fringues à vraiment augmenté.

1 - je répare.

Avant, un chemisier avec une couture décousue pouvait finir à la poubelle. Un sac avec une bandoulière cassée subissait le même sort.

2 - je récupère.

Pour les vêtements ou accessoires vraiment fichus, je démonte les boutons, je récupère les sangles, les boucles. Parfois même je garde un bout de tissu si le motif me plait vraiment. Quoi de plus plaisant ensuite, de piocher dans le stock un bouton "sauvé", ou d'avoir sous la main l'attache de sac qu'il nous faut précisément sans avoir à courir à la mercerie ni dépenser un centime ?

3 - je transforme.

Une robe trop petite devient une jupe pour ma fille, une chemise se transforme en doublure de sac...

4 - je conserve

J'ai plus de mal à me séparer d'un vêtement cousu que d'un vêtement acheté. Peut-être aussi parce que je sais le temps que j'ai passé à le fabriquer et que j'y suis plus attachée. J'ai donc bizarrement plus de scrupules à m'en séparer définitivement. Et aussi, parce que mes vêtements cousus main durent plus longtemps. Et oui, les vêtements du commerce finissent toujours par partir en cacahuètes, entre les boutons qu'il faut recoudre 15 jours après achat, les boutonnières qui se défont, les tissus qui rétrécissent, se décolorent... Je porte toujours certains des vêtements que j'ai cousus il a quelques années : ils sont impeccables et je ne m'en lasse pas.

En résumé, si la couture est un loisir qui nécessite un certain budget, il est, dans mon cas, largement compensé par la grande réduction d'achat de vêtements depuis quelques années.

Ces dernières semaines en sont la parfaite illustration :  j'ai fait du tri dans mes affaires. J'ai jeté un vieux trench Mango tout décoloré mais j'ai récupéré une quinzaine de boutons.

J'ai transformé 2 robes femmes en vêtements pour ma fille.

J'ai repris une robe de ma fillette pour la rallonger et prolonger sa durée d'utilisation.

Voici ces 3 projets : 


J'avais une robe achetée chez Camaïeu il y a une dizaine d'année dont j'adorais le tissu mais que je trouvais vraiment inconfortable au niveau des emmanchures. Je ne la portais plus et j'avais du mal à m'en séparer. Un coup de ciseaux plus tard et avec l'ajout d'un élastique, j'en ai fait une jupe pour ma fille. Un modèle ultra basique mais hyper efficace pour les grosses chaleurs.


Autre projet : j'ai transformé une robe donnée par ma maman en robe pour ma fille. Il s'agissait d'une robe Terre de Marins, dans un jersey d'une très grande qualité.




 J'ai écumé tous les patrons que j'avais sous la main car je ne souhaitais pas, alors que la matière première était gratuite, investir dans un patron. J'ai fini par trouver mon bonheur parmi la quantité de patrons qui ont été mis à disposition gratuitement après l'arrêt du magazine La Maison Victor. La robe Candy est une robe d'été toute mignonne en jersey, avec des poches et un lien à nouer à la taille. Le jersey de base étant rayé, il a fallu un peu réfléchir au moment de la découpe pour réussir les raccords. C'est moins simple à faire sur un vêtement que sur un tissu bien plat. Mon seul regret sur ce projet est d'avoir dû racheter un petit bout de jersey blanc pour les manches et les poches car je n'en avais pas en stock. Mais sinon, j'ai récupéré un bout de la ceinture originale pour finir l'encolure, le reste a été utilisé pour le lien de la taille.

Sinon, le résultat est vraiment sympa bien qu'un peu court à mon avis. Je me demande même si il n'y a pas une erreur avec le carré test. Je m'explique, les deux premières pages explicatives du patron (avec le carré test de 10 X 10 cm) ont des repères d'impressions dans les coins. Vous savez, ces marges blanches destinées à être massicotées à l'impression. En revanche, les pages de patron n'ont pas ces repères. Je me demande donc si toutes les pages du pdf sont à la même échelle. Et que, par conséquent, le carré test est fiable. 


Dernier projet de transformation : l'allongement d'une robe. J'avais cousu cette superbe robe Angeline de Cactofil l'an dernier.


C'est une robe de demi-saison, avec ses manches longues. Je me rends compte que c'est une bêtise, les vêtements de demi-saison pour les enfants : la période "fraîche" ne dure que quelques semaines et les manches longues sont inconfortables dès que le soleil arrive. En plus ils grandissent trop vite et arrivés à l'automne suivant : les vêtements sont trop petits.

Clairement, cette robe Angeline n'avait pas été assez portée au vu du temps passé à la coudre et à la beauté de ces tissus Katia Fabrics. Heureusement, il me restait une chute de tissu vert. J'ai pu rallonger le bas d'une dizaine de centimètres, le haut de la robe étant encore à la bonne taille. J'en ai profité pour raccourcir les manches. Après, j'avoue que le rajout de tissu en bas n'est pas des plus esthétique. Ca fait un peu un style "gros ourlet genre bécassine"...  J'ai terminé avec un ourlet roulotté pour ne pas rajouter de ligne de couture en bas ! Mais finalement, ça passe et surtout, ma fillette est bien contente de pouvoir reporter sa robe.



Bref, j'ai donc fait beaucoup de recyclage ces dernières semaines. Je suis bien contente de savoir coudre pour redonner une vie ou prolonger l'usage de certains vêtements. C'est une manière de consommer plus raisonnée. On n'a pas toujours besoin de neuf. Jeter un vêtement ou le donner ne garantit en rien qu'il sera recyclé ou réutilisé. Et quand on est attaché à certaines pièces, soit parce qu'on les a cousues, ou soit parce qu'on aime particulièrement le tissu, pouvoir transformer un vêtement est vraiment gratifiant (et économique).


dimanche 14 mai 2023

Jupe Stella fillette - patron de P&M


J'ai pris une résolution pour essayer de limiter mon stock de chutes de tissus.

Lorsqu'il me reste un coupon suffisamment grand après mon projet principal, j'essaie de coudre tout de suite quelque chose dans la chute. Sinon, je constate que le dit morceau finit dans le placard, oublié sous une pile.

Il faut que je profite que ma fillette soit encore petite pour optimiser ces petits bouts de tissus de moins d'un mètre. A son âge, il ne me faut que peu de métrage pour lui faire un top, un short ou une jupe.

Après avoir cousu mon trench Tsar, il me restait pas mal de coton de ma doublure. Pour changer de la jupe simple élastiquée, j'ai cherché dans mes patrons un modèle un peu plus travaillé. Elle voulait quelque chose avec des volants. L'idée étant là encore de ne pas racheter de patron.

J'ai retrouvé dans mes fichiers le patron gratuit de la jupe Stella, offert par P&M. Mise à part du biais violet, je n'ai rien eu besoin de racheter en complément.

La patron va du 2 au 10 ans. Et c'est dans la taille la plus grande que j'ai coupé la jupe. Le modèle ne présente aucune difficulté particulière. Il faut juste s'armer de patience pour poser les 5 mètres de biais. Après toutes ces années de couture, je mesure vraiment mes progrès. Il y a 7 ans, j'avais passé deux heures à coudre (assez mal), 50 cm de biais sur le pourtour d'un bavoir. Là, les 5 mètres sont passés tous seuls en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Des rectangles, des fronces, du biais. Hyper simple.

Je trouve malgré tout que la jupe taille petit. J'aurai pu agrandir pour plus de longueur. 

La petite adore cette jupe à volants, froufrouteuse à souhait et bariolée. 

Merci pour ce patron gratuit ! 

dimanche 7 mai 2023

Trench Tsar de Maison Fauve



Il y a un an tout pile, je cousais mon premier manteau Tsar, patron de Maison Fauve en version hiver.

J'avais choisi ce patron pour l'originalité de sa forme, avec les découpes arrondies devant et son style un peu militaire avec le grand col et les nombreux boutons. Mais ce que j'avais surtout gardé en tête, c'est le fait qu'il puisse être à la fois utilisé pour faire un manteau d'hiver et un trench pour les beaux jours.

J'ai donc récidivé avec cette nouvelle version. Si mon premier manteau est un 40, j'ai découpé ce nouveau Tsar en 38. Le premier est un peu large au niveau de la carrure, même avec un pull épais. En 38, c'est très bien pour le printemps même si c'est plus juste pour le fermer. Mais cela n'a pas d'importance car je compte le porter ouvert la plupart du temps.

Je n'ai donc pas gagné de temps sur la partie décalque et découpe du patron puisqu'il à fallu tout refaire de zéro.... Un vrai boulot puisque le patron compte 22 pièces, et donc tout autant à couper et même davantage puisqu'il faut en entoiler certaines.

Pour le tissu, j'ai acheté une très lumineuse gabardine verte aux Coupons de Saint-Pierre, un coupon de 3 mètre largement suffisant pour ce projet. Néanmoins, je l'ai utilisé quasiment jusqu'au dernier centimètre car j'ai commis deux bourdes en recopiant les pièces. J'ai confondu, sur la pièce sous-manche, le bas de manche et la ligne de repère pour agrandir/raccourcir. Je me suis également plantée en fabriquant le col. Les pièces coïncidaient mal et cela ne rendait pas propre. 
S'il y une chose dont on peut être certain avec Maison Fauve, c'est que s'il y a une erreur, c'est qu'elle vient de vous ! Les patrons sont précis et les instructions détaillées. Donc, si ca ne colle pas bien, c'est soit que vous n'avez pas compris, soit que vous avez mal décalqué ou mal coupé. Bref, un deuxième col plus tard et mon projet est reparti. 

Le seul petit reproche que je pourrais faire concerne la lisibilité de la planche. Toutes les lignes sont en noir et à certains endroits, il est difficile de bien distinguer les différentes tailles entre-elles. Je ne sais pas s'il serait possible de tracer une gradation sur deux en couleur, histoire d'y voir plus clair. (la planche a une touche de couleur sur un endroit, cela n'augmenterait pas les coûts d'impression).

Contrairement à la première fois, j'ai bien reporté tous les repères. Le montage à globalement été plus aisé même si j'ai quand même été voir le tuto vidéo pour 2 ou 3 petits points techniques (le rabat de poches et le col).

Le moment magique reste quand même l'assemblage de la doublure et du manteau extérieur. Il faut abouter les manches des tissus extérieur et de la doublure, ce qui forme une espère de tunnel de manche géant. On retourne le tout et là, magie : le manteau final apparait ! Tout se met parfaitement en place.

La doublure est un coton qui vient également des Coupons de Saint-Pierre. C'est l'avantage de coudre ses vêtements : on peut aussi se faire plaisir pour que l'intérieur soir aussi beau que l'extérieur, avec une touche d'originalité. Pour les boutons, j'ai trouvé mon bonheur dans une petite mercerie de ma ville, spécialisée dans la laine. Pas facile de trouver des boutons assortis à ce vert gazon, et je ne voulais pas acheter des boutons trop communs.

 

Le premier jour où je l'ai porté, une dame m'a complimentée pour mon joli trench tout en me demandant où je l'avais acheté. Et ça, ça fait vraiment vraiment très plaisir ! Et ça fait surtout oublier les heures passées sur ce projet.

Je note des points d'amélioration pour mon prochain Tsar : 

- Choisir un entoilage épais pour toutes les pièces.

En effet, j'avais tout juste assez et j'ai fini le bas dos du trench avec un entoilage fin qui manque peu de rigidité.

- Egalement, choisir pour les manches, un vrai tissu de doublure qui glisse et non un coton.

Là encore, comme pour l'entoilage, j'ai eu la flemme de courir acheter le bout manquant... L'inconvénient c'est que lorsque j'enlève mon trench, il arrive souvent que mon gilet parte avec. La flemme est mauvaise conseillère en couture.

Bon, sinon, je suis hyper contente de mon trench. Il est pile dans les couleurs de la saison. Parfaitement assorti à mes escarpins achetés l'an dernier et mes nouvelles petites baskets.


mardi 14 mars 2023

Pantalon chino "Le culotté" - patron Les Beaux Gosses


Il est vrai que je couds peu pour mon conjoint... Excepté quelques boxers et pyjamas rien de rien.

En novembre, en marge de ma visite au CSF, j'avais fait un tour à la foire aux coupons des Coupons de Saint-Pierre. J'étais tombée sur un coton épais, très légèrement extensible à 20 euros les 3 mètres. Bref, une bonne base de départ pour me lancer dans un chino, sans me ruiner.

J'ai choisi le célèbre patron "le culotté" des Beaux-Gosses dont je vois de jolies versions passer sur Instagram. J'avais été traumatisée par un autre patron de la marque, la chemise "l'élégant", sur laquelle j'avais passé un sacré nombre d'heures avant de me rendre compte qu'elle serait trop petite pour l'homme.

C'est donc en connaissance de cause que je me suis particulièrement appliquée pour la prise de mesures. Et je dois avouer que je n'ai rien compris au tableau des tailles.

Si je prends le "tour de taille" au sens où l'on doit le prendre en couture, c'est à dire à l'endroit le plus creux, mon conjoint fait un M. J'ai découpé la ceinture sur le patron et l'ai positionnée sur l'homme avant de couper le tissu et c'était bien trop petit. Le pantalon "Le culotté" se porte taille basse, juste au dessous du nombril. J'ai donc coupé le patron de la ceinture en taille L (et du coup, en ne tenant pas compte du tableau de taille du livret) et là encore... ma pièce en papier était trop juste ! J'ai finis par faire une taille intermédiaire entre le L et XL. Je me demande donc vraiment comment l'équipe des Beaux Gosses souhaite que l'on prenne ses mensurations car rien de collait dans mon cas.

J'ai donc taillé un quasi XL pour la taille (pour un homme longiligne qui s'habille en M dans le commerce) et un L pour les jambes. Je n'ai pas voulu descendre au M pour les jambes pour éviter de faire un effet "carotte". Je n'ai pas l'habitude de modifier les patrons alors j'ai fait au plus simple même si je le regrette un peu après coup car le pantalon est un peu large de la gambette.

Le patron est assez difficile. Les ennuis démarrent dès les poches passepoilées aux dos. Les miennes ne sont clairement pas nickels. Dans un premier temps, je n'ai pas compris quelles étaient les parties à thermocoller. Pour le montage, les explications du livret sont trop succinctes donc je me suis référée à la vidéo proposée par les Beaux Gosses. Mais bon, le résultat n'est pas ouf. Une fois l'ouverture de poche montée, il faut assembler les deux rectangles du sac de poche et les surfiler. Je me note la prochaine fois de surfiler mes pièces avant de démarrer et de finir la poche avec une simple couture d'assemblage. Car l'étape du point zigzag, une fois la poche accrochée au pantalon est fastidieuse.

D'ailleurs, je me fais cette réflexion en passant : pourquoi, dans les vidéo tutos, tout à l'air nickel ? Pas de problème de manipulation ou de visibilité de la zone à coudre... pas de fil qui traine, les pièces qui se posent au poil. Quand je vois comment je lutte parfois avec les épaisseurs ou les extrémités de fermetures éclair... Je me dis que les vidéos ont été tournées au pays des Princes et Princesses. Ou alors, les étapes sont filmée sur des vêtements "partiels". Exemple : un bout de devant de pantalon pour montrer comment monter une braguette... Ou alors le montage est flatteur : on t'explique comment faire [Ellipse] on filme l'intention de couture [ Ellipse] on te présente le résultat. En gros, en 30 secondes ce qui toi te prend 2 heures. En t'épargnant l'épinglage, la couture ardue, la coupe des fil... Ce que je reproche aux tutos en général c'est de ne jamais montrer AVANT l'assemblage ce que cela doit donner à la fin. Pour la braguette par exemple : où doit se trouver la sous-patte ? Comment s'alignent les bords de ceinture ? J'avais déja fait ce constat en cousant le manteau TSAR de Maison Fauve où il était question de faire des plis d'aisance sur la doublure. Quand tu ne sais pas ce que tu dois produire, c'est difficile d'avancer sereinement.

Bref, les poches passepoilées aux fesses : galère. Le montage de la braguette : pas simple non plus. La vidéo est beaucoup trop rapide et filmée de trop loin. Je pense que le patron manque aussi de repères et d'indications. J'ai du faire 50 arrêts sur image pour comprendre où positionner la sous patte de braguette. Mais le résultat de cette partie technique est satisfaisant.

Pour les tissus des poches et le biais de finition de la ceinture, j'ai choisi un coton à pois offert par une amie. J'aime cette touche claire et personnalisée. Quel plaisir de réaliser son propre biais pour finir ses projets, c'est vraiment le détail en plus.

A propos de ceinture, j'ai effectué une modification sur l'emplacement des passants. Le patron en prévoit un derrière au milieu, un de chaque coté sur la couture latérale, et un sur le coté intérieur des poches avants. Je trouvais ces deux passants trop rapprochés et trop sur les côtés. J'ai donc déplacé ceux de devant à 10 cm de part et d'autre de la braguette. Pour la fixation de la ceinture, (la dernière couture au dessus du biais), j'ai renoncé aux épingles vu l'épaisseur de tissu. J'ai préféré bâtir à gros points en utilisant une aiguille king size et j'ai bien fait car pour une fois, je n'ai pas eu à reprendre cette étape là, toujours un peu approximative. (Moralité : bâtir c'est bien).

Bon, à le relecture ce texte j'ai l'impression d'être un peu négative. Mais non, Le Culotté est un bon patron (pour couturier(e) confirmé(e)). J'aurais aimé trouver quelques retours sur internet de couturières avec les points de vigilance à observer.

Je me note :

- Mesurer et faire des essais de ceinture AVANT de couper son tissu
- Surfiler certaines pièces AVANT : sac de poches arrières, haut des jambes (mon tissu s'effilochait)
- Faire une ou plusieurs pièces d'essais des poches arrières
- Etudier et revoir, selon ses envies, l'emplacement des passants de ceinture
- Bâtir la ceinture avant de la fixer 

Pour aller plus loin :

- Ajouter du biais en finitions des sacs de poches avant (juste pour le plaisir des yeux de celui qui le porte)
- Ajouter du biais sur les marges de couture des bas de jambes (pour faire de jolis revers de pantalon)

Enfin, j'ai ajouté une jolie petite étiquette achetée au CSF sur le stand d'Ikatee. "Better together" est-il écrit... Je trouve que ca collait bien pour un projet pour l'amoureux.... J'ai aussi ajouté mon étiquette personnalisée sur l'intérieur avant de  la ceinture. Donc, maintenant que j'y pense, "bettter together" est au dessus de la raie des fesses... et "Aureliberty".... Heu, non, j'arrête de penser en fait 🙈.

Voilà pour ce retour sur le Culotté. Un chantier pas simple mais très gratifiant. Je suis moi-même étonnée que cela ressemble VRAIMENT à un pantalon (avec de jolies finitions) et que cela soit VRAIMENT portable même s'il faudra que j'affute la jambe dans la prochaine version.

Monsieur est content et le trouve confortable à la taille (j'ai bien fait de me pencher sérieusement sur ce point en début de projet) quoiqu'un peu large au jarret et au mollet.

Bilan des courses :

1,80 m de tissu : 12 euros
Mercerie (fil, braguette, thermocollant, bouton) : 10 euros
Patron Le Culotté : 17 euros (mais obtenu gratuitement grâce à un concours).