lundi 30 janvier 2023

Blouse Even d'Anna Rose patterns


Le patron Even est l'un de mes achats réalisés au salon CSF en novembre dernier. Le stand d'Anna Rose patterns est était le premier sur ma liste des belles choses à voir. J'ai ainsi pu découvrir les modèles cousu de près et échanger avec Maud, la créatrice. 

Pourquoi est-ce que j'aime autant cette marque de patron ? Tout simplement parce que les modèles sont délicats et jolis. Anna Rose patterns propose aussi de nombreux modèles avec des décolletés en V :  tout ce que j'aime. C'est d'ailleurs une des raisons qui m'avaient fait acheter et coudre la robe Paoline et le pull Annatol (cousu une première et une seconde fois).

Le patron Even coche toutes les cases de ce que j'aime porter. Outre le décolleté en V, cette blouse présente des empiècements, des petites fronces... Je trouve qu'on est pas si éloigné de la blouse Suun de P&M patterns mon patron de blouse préféré. Ce sont des patrons qui peuvent paraître simple mais qui, lorsque l'on y regarde de plus près, intègre moults petits détails et possibilités de personnalisation.


Even propose :

- deux formes pour le devant : une découpe en V ou un empiècement
- deux formes de manches : avec ou sans bande dans la longueur
- deux finitions de poignets : avec ou sans boutonnières.

Les empiècements épaules et dos permettent aussi de faire des combinaisons de tissus/couleurs et formes infinies.

J'ai donc choisi de faire le décolleté en V, avec les manches à bandes et le poignet simple. En effet, je ne suis pas toujours à l'aise avec les boutons aux poignets et je trouve ça pénible à mettre en m'habillant.




C'est la première fois que j'achetais un patron pochette de cette marque. Les précédents étaient des pdf.

J'ai été très agréablement surprise par la planche de patron unique et sans chevauchement de pièces. On gagne quand même pas mal de temps au décalquage. En revanche, j'avoue avoir été un peu déçue par le livret... Il est en noir et blanc et assez succinct. L'ayant acheté sur le stand, j'ignorais que les livrets étaient différents entre les versions papiers et pdf. Etant habituée aux supports numériques d'Anna Rose Patterns, je m'attendais à trouver la même chose en pochette. Le livret papier, en plus, n'est pas aussi complet que celui de l'achat dématérialisé. Il faut aller en ligne sur le blog pour obtenir les schémas complémentaires. Cela peut sembler un détail, mais moi, ca m'a un peu saoulée. Je considère faire un achat un peu "premium" en achetant la version papier... et je me retrouve à devoir compléter les explications par des lectures en ligne. Surtout sur des points essentiels tels que l'assemblage des empiècements, la réalisation de fronces, des manches et des poignets. Selon moi, le livret devrait se suffire à lui même et la démarche d'aller en ligne chercher de l'information "en plus" ne devrait être réservée pour des infos bonus (type vidéos). Même si ce n'est pas insurmontable, je pense à la personne qui achète comme moi son patron sur un salon et qui n'a pas accès à un ordi ou internet.... c'est dommage. Il faudrait au minimum avoir un lien dans le livret permettant de télécharger un livret complet. Bref, j'espère que si Maud passe par ce blog, elle ne m'en voudra pas de cette remarque même si j'imagine que ses choix là sont probablement une manière de ne pas augmenter ses coûts de production (et de les faire peser à ses clientes).

Revenons à cette blouse Even. 

J'ai utilisé un coupon acheté en marge du CSF à la braderie du Marché Saint Pierre, complété pour les empiècements par un coton bleu de mon stock. J'ai joué à fond la carte du contraste puisque j'ai fait tous les empiècements en uni, y compris les bracelets de poignets.


Le modèle demande une certaine minutie et là plus que jamais il faut respecter les marges de coutures si l'on ne veut pas avoir de décalage. J'ai bien transpiré pour réaliser l'empiècement en V, comme d'habitude. Je finirai par y arriver du premier coup à force de m'entraîner ! Mais ce n'est pas l'étape qui m'a donné le plus de fil à retordre (pardon : à découdre). J'ai carrément sué sang et haut sur l'assemblage des manches aux épaules. Malgré un épinglage minutieux, je me retrouvais chaque fois avec un décalage entre mes bandes bleues des manches et les empiècements d'épaules. Evidement, ca se voyait comme le nez au milieu de la figure. Je ne sais même plus combien de fois j'ai refais ces coutures là. J'ai fini par faire des "pré-coutures" à la main au niveau des jonctions dans un bon gros fils jaune contrasté histoire d'y voir clair. Technique qui s'est avérée payante. 


Là encore, j'aurais apprécié un petit point de vigilance et quelques conseils dans le livret. De la même manière, il est indiqué de faire très attention au sens des empiècements épaules mais il manque selon moi, sur la planche à patron directement, quelques repères à la marge pour bien noter le sens de ces fameuses pièces.

Voilà, en prenant mon temps j'ai réussi à terminer cette Even plutôt proprement. D'autant que AnnaRose propose des finitions plus que soignées : coutures anglaises sur la bande de manches et parmentures entièrement doublées (et fixées à la mains). Pour les adaptations, j'ai raccourci les manches de 3 cm et "étroitisé" les bracelets de 2cm. Coupée en 42, selon les recommandations qui conseillent de se baser sur son tour de poitrine, je pense que j'aurais pu me contenter d'un 40. C'est vraiment un vêtement agréable à porter pour tous les jours et gratifiant à coudre.

Je referai très certainement une version unie, et pourquoi pas en faisant des piqures décoratives ton sur ton sur les empiècements d'épaules.



dimanche 8 janvier 2023

Pantalon ado Max La Maison Victor



 Voici ma première réalisation en couture de l'année, bien que démarrée en 2022.

Il s'agit du pantalon "Max" issu du hors Série de la Maison Victor "Couture pour Hommes et enfants".


J'étais tombée un peu par hasard sur ce magazine chez mon buraliste il y a quelques mois. Et, il faut bien avouer : l'offre de patron homme et garçon est quand même un peu limitée sur le marché. Ce numéro propose 12 patrons variés (sweats, vestes, pulls, gilets, tee-shirts, pantalons, etc) avec des petits détails sympas. Pour le prix d'un patron pochette (14,95 euros), je n'ai pas hésité. Si vous voulez voir une revue de détail du magazine, je vous conseille d'aller sur le blog de Benesaddict découvrir tous les patrons proposés.

C'est en tombant sur ce joli tissu, un coton épais, chez brodeuses et couturières que je me suis rappelée du magazine. En effet, Anna, la responsable du magasin était en train de coudre un pantalon pour son propre garçon et je trouvais que c'était une bonne idée d'en faire un pour mon fils. 


Le patron Max est sympa car il offre de jolis détails : 

- des empiècements aux genoux, sur lesquels il faut réaliser de belles piqûres 
- des espèces des pattes à rabats au niveau des poches 
- des poches à rabats à pressions sur les fesses (que je n'ai pas faites)




Après, pour être tout à fait honnête, j'ai trouvé assez chiante l'étape des piqûres sur les empiècements. C'est long et il faut bien se concentrer. Malgré tout le résultat est vraiment très sympa, même en "ton sur ton" tel que je l'ai choisi. Mon fils étant un adepte du bousillage de pantalon au niveau des genoux, je me demande bien comment ces empiècements vont vieillir.


Sinon, il y a une originalité au niveau des poches avant. Elles sont ouvertes en diagonale, et recouvertes par une espèce de pièce triangulaire... Le tout refermé par une patte maintenue par une pression. Le résultat est sympa mais je me demande si à l'usage c'est bien pratique. Ce ne sont clairement pas des poches dans lesquelles il faut fourrer les mains sans arrêt.

Normalement, les poches arrières sont agrémentées de rabats, eux mêmes maintenus par une patte pressionnées. Je zappé cette étape car je sais que mon garçon n'est pas fan des rabats. Nous nous demandions également si ces pressions pas trop bien situées n'allaient pas être gênantes.



La plus grosse difficulté a été de réaliser la braguette. On est sur un système à boutons cachés derrière une patte, comme sur un jean. La ceinture est maintenue par un bouton pression. J'ai quand même un peu galéré à coudre cette étape. Dans un premier temps, j'ai monté les pièces à l'envers.... Je crois que le bouquin manque un peu de clarté sur ce point délicat.



Voilà, mon garçon semble assez content de son pantalon et de ses petites touches originales. Je pense qu'il taille grand. J'ai beaucoup raccourci les jambes avant l'ourlet final et il me semble un peu lâche à la taille. Je rajouterai certainement des passants de ceinture.




dimanche 20 novembre 2022

De retour du CSF 2022

Depuis quelques années, je regardais avec envie les vidéos des instagrameuses en visite au Salon Création et Savoir-Faire...  Comme si j'étais privée de la plus grosse java couture/ loisirs créatifs de l'année parce que non-parisienne.

Pourquoi pas moââââââââââ à la fin ? Et oui, d'ailleurs ? Pourquoi pas moi ? Profitant de cette année de transition professionnelle, où je suis libre d'organiser mon temps comme je l'entends, j'ai donc décidé moi aussi d'aller au CSF. J'ai choisi d'y aller le jour de l'ouverture, le mercredi, autant par commodité que par crainte de ne plus rien voir sur les stands en y allant le week-end. 

J'ai donc pris un train assez tôt. Rarement j'ai autant condensé mes affaires personelles dans un sac à dos, histoire de faire de la place à tous mes merveilleux achats. J'avais en plus deux grands tote bags. J'avais préparé avant de partir une liste de courses et de visites à faire assez précise et je me suis parfaitement tenue à mon programme. 




Je suis donc arrivée en fin de matinée à la Porte de Versailles. J'ai été très étonnée par le monde présent à l'intérieur de la Halle 6, en vrai contraste avec les extérieurs. Déjà, les stands grouillaient de monde, un public à 90% féminin. J'avais bien étudié en amont le plan du salon et bien m'en a pris car je n'en ai pas trouvé où en retirer sur place.

Le salon m'a donné cette sensation de plonger dans Instagram.... ou l'inverse, de faire sortir de mon écran toutes ces belles marques que je suis depuis mon application de téléphone. Les marques et leurs créatrices bien sûr. Quelle étrange impression de voir en vrai ces visages si familiers.... y compris parmi les visiteuses. On se retiendrait presque d'aller leur taper dans le dos, comme si l'on saluait là de vieilles copines. 

Mon objectif, en venant au salon était de pouvoir faire des achats (sans les frais des ports), de toucher "en vrai" certaines matières, de voir des réalisations cousues sur les stands de créatrices (et me rendre compte du rendu) et d'aller remercier ces professionnelles qui nous concoctent de jolis patrons (et tous les supports de com autour).

J'ai pu aller voir le stand d'Avril Fabrics et ses merveilleux tissus mailles. J'avais repéré un joli jersey très 70's sur son site. J'en ai pris deux mètres, largement de quoi me faire un tee-shirt à manches longues. 




J'ai aussi été voir Carole Rampinetta, découverte deux ans plus tôt au Salon Créativa de Nantes. Cette "voisine" d'Angers dessine ses tissus qu'elle fait ensuite fabriquer en France. Elle créé de magnifiques foulards et nappes également. Je suis  repartie avec deux petits coupons. Un jersey baleines pour ma petite et un sweat aux délicats oiseaux qui me servira pour faire des empiècements sur une veste pour moi.



J'ai également pu me rendre sur le stand de Sotissus et rencontrer Andy, celui qui porte cette entreprise de tissus Haute Couture destockés. Là encore, j'ai eu l'impression de rencontrer un copain, à force de voir ses vidéos. Il est hyper sympa et abordable, d'excellent conseil. Parmi tous ses rouleaux, un tissu m'a clairement appelé... un joli tissu bleu et blanc que j'utiliserai pour me faire une robe d'été. Les couleurs sont très belles et l'impression super nette. Sur son stand, il y avait la virevoltante Cindy (du dressing de Cindy), aussi sympa et pétillante en vrai que sur son compte Instagram.

Je suis allée voir l'atelier de Guillemette dont j'adore les patrons de sous-vêtements. J'ai un peu honte de le dire mais chaque fois je les achète lors de la vente à 2 euros Makerist. Je ne pense pas qu'elle puisse faire fortune avec des clientes comme moi. Je lui ai acheté un morceau de dentelle canon et un élastique. Je suis également repartie avec un bon de réduction pour acheter le PDF du patron du soutien-gorge Patrice.

J'avais repéré chez Ikatee des lots de magnifiques étiquettes à coudre, avant de venir au salon. J'ai donc craqué pour ces merveilles décoratives. L'occasion aussi pour moi de remercier l'équipe pour ses jolis patrons, et particulièrement celui de la Grande Ourse devenu mon cadeau naissance préféré. J'ai également eu une étiquette en cadeau (celle en bas à droite sur la photo).



Je ne voulais pas non plus louper le stand d'Anna Rose patterns. J'adore tellement l'univers de Maud sa créatrice. Elle a le don de proposer des patrons "pour tous les jours" remplis de petits détails et finitions sympas. J'ai acheté le patron de la blouse Even, il s'ajoutera à celui de la Robe Paoline et du haut Anatol que je possède déjà.

Sur le stand de Bohin, j'ai pris un bracelet aimanté porte-épingle. J'ai la mauvaise habitude, lorsque je retire les épingle au moment de coudre, de les poser n'importe où autour de ma machine... ou pire, de les pincer entre mes lèvres. Bref, il était temps d'investir ! Le stand était très spacieux et toute l'équipe portait des tenues très frenchies : marinières et bérets rouge. Tellement impressionnée que dans mon élan, j'en ai oublié de regarder s'ils vendaient les fameuses règles à boutonnières qui étaient pourtant sur ma liste de courses.

J'ai aussi découvert au CSF la marque "Je fais mes dessous". Le stand était tenu par des personnes charmantes. La créatrice, de Bayonne, propose des coffrets à des prix très abordables pour coudre ses sous-vêtements. On peut également s'abonner à des box trimestrielles. Je trouve que c'est une fréquence très convenable. Pas de box pour moi mais quelques accessoires : accroches de soutien-gorge et anneaux pour bretelles à des prix vraiment mini.


Voilà pour mes achats du CSF.... parce qu'il faut bien se raisonner à un moment. Mais j'ai vu des tissus incroyables, des patrons magnifiques (chez Atelier Scamitt, Maison Fauve, La petite Frambise, Super Bison...).  Et découvert des marques cool, je pense à Calissone en particulier .

Pour cette première édition, je me suis concentrée sur l'Univers de la couture et suis passée un peu rapidement sur les autres univers. Et oui, on ne peut pas être partout (et le budget n'est pas extensible). Et puis, il a parfois fallu jouer des coudes devant des stands pris d'assaut. Je pense que le mercredi est un bon jour malgré tout pour venir, surtout en matinée car il y a moins de monde. En revanche, je suis passée à côté de certaines collègues de coutures avec lesquelles j'échange sur les réseaux qui elles venaient en fin de semaine.

J'aimerais vraiment y revenir l'année prochaine mais il faudra que je revois mon équipement. Mon sac à dos, même optimisé m'a bien ruiné le dos et j'ai un peu écourté ma visite par fatigue. Je me demande s'il y a la possibilité de déposer ses affaires dans un vestiaire... sinon, il faudra que je trouve un autre moyen de me charger de mon petit bazar.

Mais ma visite parisienne ne  s'est pas arrêtée là ! J'ai profité du déplacement pour aller au quartier Saint-Pierre, la mecque du tissu. Certaines boutiques faisaient de belles promos, en marge du CSF. C'est donc accompagnée de Ludivine, ma belle-soeur qui avait a eu la gentillesse de m'héberger, que je suis allée à la chasse aux bonne affaires. J'ai acheté une toile de coupon beige-marron qui finira en pantalon pour l'amoureux, ainsi qu'un tissu à carreaux pour me faire un short, aux Coupons de Saint-Pierre.

En face, au Marché Saint-Pierre, j'ai trouvé une jolie viscose sur fond rouge à pois multicolors qui finira en blouse. J'ai résisté à l'achat d'un magnifique lainage qui aurait fait une belle écharpe.

Voilà donc pour ma revue de détail du CSF, c'était tellement chouette que j'en ai oublié d'y faire des photos des stands ! 


 


jeudi 13 octobre 2022

Veste en jean ado - Patron Ville Ottobre Design


Je ne couds pas souvent pour mon ado et ne sait pas vraiment comment le justifier. J'ai l'impression que la garde-robe des garçons est un peu moins fantaisiste que celle des filles. Une fois qu'on a fait les sweats et les tee-shirts... il me semble que l'éventail de vêtements et de patrons est plus limité.

Néanmoins, dans le numéro d'Ottobre Design printemps 1/2022, j'avais repéré un modèle de veste en jean très sympa. Ce magazine à l'avantage de proposer des modèles allant du bébé au grand ado et j'ai donc jeté mon dévolu sur cette veste "Ville" qui grade pour les enfants de 1,34m à 1,70m !

J'ai coupé mes pièces au printemps, pile dans les temps donc pour pouvoir être porté en saison. Mais j'ai complétement bugué sur les surpiqûres. A l'origine, je voulais faire des surpiqûres rouge et j'avais acheté du cordonnet pour me lancer. Mais je ne sais pas... Je n'ai jamais réussi à régler ma machine et à faire quelque chose de convenable. si le point du dessus était correct, l'envers de la couture était vraiment désastreux. Malgré les tutos et le mode d'emploi de la machine, j'ai fini par renoncer après avoir refait 3 fois la poche poitrine. Je dois vraiment comprendre d'où vient le problème... Peut-être aurais-je du utiliser un fil contrasté classique ? 

Quoi qu'il en soit, cette déconvenue m'a fait abandonner le projet de long mois avant que je me décide enfin à m'y remettre. J'ai donc entrepris d'assembler cette fameuse veste en me passant des surpiqûres au cordonnet rouge. Ca tombe bien, mon garçon préférait finalement quelque chose de discret, un bleu presque ton sur ton.


Les patrons d'Ottobre Design sont très clairs pour des patrons de magazines. Les planches sont imprimées en couleurs. Ottobre taille grand ce qui, dans ce cas là m'arrange bien puisque entre le moment où j'ai coupé mes pièces et celui où j'ai fini la veste il s'est quand même passé presque 6 mois... 6 mois pendant lesquels mon fiston, lui, n'a pas cessé de grandir.

Les explications du magazine étaient suffisamment claires même si, sur la moitié des étapes, il fallait se référer aux explications de montage d'un autre modèle de veste du magazine et, aller consulter en ligne sur le site d'ottobre, des tutos pdf détaillés pour les points techniques  (col, pattes de boutonnages et poches).

Je ne suis pas pleinement satisfaite de mes poches qui, si elles sont belles "à plat", prennent des plis étranges lorsque le vêtement est porté. J'ai également des progrès à faire sur le montage du col, et particulièrement sur la dernière étape de couture du col, où l'on vient replier le côté non cousu sur la précédente couture et les bords à crus pour les cacher. J'ai un décalage qui fait que l'on voit les points sur l'intérieur de la veste. Je pense que cela vient de mon respect peut-être un peu trop approximatif des marges de couture. Je dois gagner en précision pour améliorer ce point.


Ottobre présente cette veste comme une revisite et une simplification de la veste en jean traditionnelle : suppression de surpiqûres, de coutures verticales, de poches à rabats, etc. Malgré cette envie d'aller à l'essentiel, cette veste est très sympa et offre des finitions très propres. Le magazine préconisait des boutons plats à trous classiques que j'ai remplacés par des boutons à jean. Cela me semblait moins enfantin pour un ado et plus moderne. Ces boutons ne sont pas très compliqués à installer même si le mode d'emploi est très succinct. Il suffit d'avoir un marteau (et une surface plate) et un peu de sang froid. J'ai quand même réussi à ruiner deux clous dans les boutons en les plantant de travers.

Je suis très contente du résultat, malgré les quelques petits défauts de cette veste. Mon fils l'adore et espère qu'il pourra quand même la porter un peu cet automne. Finalement, le ratage de départ sur les surpiqûres en cordonnet est une chance car le rendu aurait été too much. Pas sûr que le fiston aurait aimé.

Le tissu provient des Coupons de Saint-Pierre. J'avais, à l'origine, acheté ce tissu pour me faire un pantalon il y a de nombreux mois. J'ai trouvé les boutons à l'Atelier des tissus.


jeudi 1 septembre 2022

Hack du patron Sirocco en robe

 


C'est l'histoire d'un coupon de tissu fétiche qui a bien failli se terminer en méga flop...

J'ai eu un véritable coup de cœur pour ce jersey coloré acheté sur le stand de Fleur de Tissu au marché aux tissus de Carquefou l'an dernier. Un coupon magnifique et lumineux de seulement 1,50 m que je gardais précieusement pour me coudre une robe d'été. 

Les beaux jours approchant, j'ai cherché un patron sympa qui matcherait parfaitement (robe courte, avec des petites manches, encolure en V, et évasée). Malheureusement, aucun modèle ne rentrait dans ce petit métrage.

J'étais donc résolue à partir sur un tee-shirt, un peu déçue mais déterminée à refaire un modèle super sympa, celui du hack de la combinaison Sirocco de Dear and Doe patterns par Avril la Rouge. J'avais déjà fait ce modèle là, trop facile et super seyant.

J'ai donc ressorti ma pochette à patron et j'ai commencé mes découpes, sereine. Sauf que là, j'ai clairement eu un excès de confiance puisque j'ai découpé les pièces comme pour faire la combi, en zappant totalement d'agrandir mes pièces pour en faire un tee-shirt. (en gros, toutes les étapes du hack d'Avril la rouge quoi...fatigue...). 

Je vous laisse imaginer ma rage d'avoir ruiné mon beau tissu... J'aurais pu me lancer sur une combishort mais je trouvais pour le coup que le tissu était bien trop voyant pour un tel modèle. Il me restait un grand rectangle, en pleine largeur 140. Alors j'ai tenté la robe, en découpant le panneau en deux, et en fronçant pour faire la partie basse.

Et le miracle s'est produit ! J'ai finalement obtenu ma robe d'été, celle que je cherchais depuis le début, avec son col en V, pas trop près du corps et peu gourmande en jersey. Comme quoi, c'est parfois des erreurs que naissent les bonnes recettes (c'est un peu l'histoire de la tarte tatin ou du coca cola).

vendredi 19 août 2022

Tuto pour remplacer la toile d'un transat


J'ai récupéré ce transat récemment. Ayant été stocké dans une cave humide et mal aérée, la toile était toute piquée de taches de moisi mais le bois était encore en bon état, malgré la poussière.

Par contre, la structure n'était pas assemblée avec des vis classique qui m'auraient permis de démonter l'ensemble pour retirer et remettre une toile. C'est assemblé avec des espèces de rivets impossibles a retirer.

Mais peu importe car j'ai finalement réussi à changer la toile. Et voici ci-dessous un petit tuto pour le faire vous même.

Matériel nécessaire :

- un vieux transat
- un mètre
- une agrafeuse
- une pince ou une paire de tenailles
- une toile a transat
- une machine à coudre (facultatif, cela dépend du tissu choisi)

Avant toute chose, observez bien comment est posée la toile initiale et prenez éventuellement quelques photos.


1 - Retirez la toile du transat en ôtant les agrafes. Je me suis servie d'une paire de tenaille et d'un couteau pour les décoller. Commencez par le haut de la toile, ce sera plus facile ensuite de dérouler le tissu pour accéder aux agrafes du bas.

   



2 - Une fois retirée, mesurez la toile à plat. N'oubliez pas de rajouter les valeurs d'ourlets.

 

3- Achetez une toile neuve aux dimensions de la première.

On trouve des toiles à partir de 4,50 le mètre dans les mercerie mais elles sont souvent sans ourlets. On en trouve déjà ourlées sur internet mais plus cher, forcément. J'ai trouvé mon tissu chez Mercerine à un peu plus de 7 euros le mètre. Les tailles sont assez standards, entre 43 et 45 cm de large.

4 - Recoupez si nécessaire votre tissu aux bonnes dimensions et bien droit.

5- Si vous avez acheté de la toile avec les bords à cru, cousez des ourlets : repliez les côtés long de 5mm puis de 5mm à nouveau. Cousez l'ourlet avec une aiguille à jean. Faites ensuite de même avec les bords haut et bas de votre toile.




6- Vérifiez votre structure en bois de transat : ôtez les dernières éventuelles agrafes, dépoussiérez.



7- Fixez la toile en commençant par le bas : attention au sens du tissu s'il y a un motif.



Centrez bien le tissu sur l'axe, et agrafez tous les 5 cm environs. Placez les agrafes de extrémités au plus près du bord, quitte à en mettre 2.

8- Déroulez la toile vers la traverse du haut, et roulez le tissu autour, de manière à venir cacher le bord haut sous la toile tendue. Vérifiez que le tissu est bien centré sur le bois. N'hésitez pas à replier le transat pour avoir un peu d'aisance avec le tissu. En effet, il va falloir venir agrafer "par en dessous" la toile tendue.


A noter : il faut mieux que votre nouvelle toile soit sous tendue que trop tendue, sinon le transat sera inconfortable.

Et voilà, un nouveau transat tout neuf !






Budget : environ 10 euros de toile (j'avais déjà l'agrafeuse).

Temps passé (hors achat du tissu) : 1h